Les élections, qui risquent d’être marquées par une abstention record,
devraient en réalité mobiliser. Le prochain gouvernement aura la lourde
tâche de remettre nos finances publiques sur un sentier soutenable, ce
qui demandera d’importants choix économiques et sociaux. Il devra faire
face aussi au défi de réveiller et élever la croissance dans ce contexte
budgétaire difficile. En outre, alors que la crise souveraine de la
zone euro risque de perdurer, le prochain gouvernement devra aussi
décider de l’évolution de la construction européenne et peut-être faire
des pas décisifs en direction de plus d’intégration budgétaire. Enfin,
les marchés, nos créditeurs, vont suivre ces élections : un ajustement
serein de nos finances publiques, qui préserve la croissance de court
terme, dépend de la confiance de nos créditeurs dans le projet du
nouveau gouvernement et sa mise en œuvre. Leur défiance relèverait le
coût d’endettement et nous imposerait un ajustement beaucoup plus rapide
et douloureux pour la croissance...
Dormons encore un peu car le réveil sera dur, très dur. Article de Laurence Boone (Telos)
