lundi 26 mars 2012
Bayrou veut conjurer le sort
"Je suis venu vous parler d'espoir." Réajustant les micros de son pupitre, les mains légèrement tremblantes, François Bayrou paraît ému sur la scène du Zénith de Paris. Il se lance dans un discours qui durera plus d'une heure et demie, devant quelque 6 500 sympathisants, agitant, pour beaucoup, drapeaux européens et drapeaux français. Le 21 mars 2007, ils étaient 10 000, dans la même salle, à acclamer le même candidat, qui talonnait déjà Ségolène Royal dans les enquêtes d'opinion. Quelques semaines plus tard, il allait remplir Bercy. Cinq ans après, ce dimanche 25 mars, les sondages sont nettement moins flatteurs. Devancé par les candidats du PS et de l'UMP depuis le début de la campagne, il l'est aussi par Marine Le Pen, et pourrait bien se laisser dépasser par Jean-Luc Mélenchon, qui connaît une progression constante depuis le mois de janvier... Lire l'article du Point