Nicolas Sarkozy sort l'artillerie lourde. Dimanche, à Villepinte, devant un public galvanisé, il n'a pas hésité à évoquer l'hypothèse d'un retrait de la France des accords de Schengen. Ce traité est censé garantir la gestion des flux migratoires par un contrôle des frontières extérieures de l'Europe, autrement dit en se reposant largement sur les pays voisins.
La frontière que le président s'était bien gardé de traverser l'an dernier durant toute l'affaire Lampedusa, marquée par l'arrivée massive, via l'Italie, de milliers de migrants tunisiens (au moins 25.000 clandestins), le candidat Sarkozy a donc décidé dimanche de la franchir allègrement. Non seulement, il a réclamé une «révision» des accords de Schengen, mais surtout, il a menacé de «suspendre la participation» de la France si un «gouvernement politique de Schengen» n'était pas mis en place «dans les douze mois». Un véritable ultimatum de la part du président de l'un pays fondateurs de l'Europe... Lire l'article du Figaro
